EXPLICATION D’UN DOCUMENT D’HISTOIRE

 

D’après le sujet donné au Liban – Séries L-ES - Juin 2005

Mise en forme du sujet - Arnaud LEONARD – Lycée Français de Varsovie

 

 

Le refus de l'intervention en Irak.

 

Devant le Conseil de sécurité de l'ONU, en février 2003, le ministre français des Affaires étrangères, Dominique de Villepin, explique pourquoi la France opposera son veto à une intervention internationale en Irak.

 

« L'option de la guerre peut apparaître a priori la plus rapide. Mais n'oublions pas qu'après avoir gagné la guerre il faut construire la paix. Ce sera long et difficile, car il faudra préserver l'unité de l'Irak, rétablir de manière durable la stabilité dans un pays et une région durement affectés par l'intrusion de la force. La guerre est toujours la sanction d'un échec. [...]

Nous devons prendre la mesure de l'impact qu'aurait [...] une action militaire contestée actuellement. Une telle intervention ne risquerait-elle pas d'aggraver les fractures entre les sociétés, entre les cultures, entre les peuples, fractures dont se nourrit le terrorisme ? La France l'a toujours dit : nous n'excluons pas la possibilité qu'un jour il faille recourir à la force, si les rapports des inspecteurs* concluaient à l’impossibilité pour les inspections de se poursuivre. Le Conseil devrait alors se prononcer et ses membres auraient à prendre toutes leurs responsabilités. En tout état de cause, dans une telle éventualité, c'est bien l'unité de la communauté internationale qui serait la garantie de son efficacité. De même, ce sont bien les Nations unies qui resteront demain, quoi qu'il arrive, au cœur de la paix à construire. [...]

Et c'est un vieux pays, la France, un vieux continent comme le mien, l'Europe, qui vous le dit aujourd'hui, qui a connu les guerres, l'occupation, la barbarie. Un pays qui n'oublie pas et qui sait tout ce qu'il doit aux combattants de la liberté venus d'Amérique et d'ailleurs. Et qui pourtant n'a cessé de se tenir debout face à l'Histoire et devant les hommes. Fidèle à ses valeurs, il veut agir résolument avec tous les membres de la communauté internationale. Il croit en notre capacité à construire ensemble un monde meilleur. »

 

Dominique de Villepin.

 

(*) Chargés par l'ONU de vérifier si l'Irak dispose oit non d'armes de destruction massive, chimiques, biologiques ou nucléaires.

 

 

Questions :

 

1. Qu’est-ce que le Conseil de sécurité de l’ONU et quelle place la France y tient-elle ?

2. Quelles mesures la phrase soulignée évoque-t-elle ?

3. Comment le ministre français des Affaires étrangères envisage-t-il le règlement des problèmes internationaux ?

4. Cette position a-t-elle été partagée par l’ensemble de la communauté internationale à l’occasion de cette crise irakienne ?