ETUDE D'UN ENSEMBLE DOCUMENTAIRE

 

D’après le sujet donné en Nouvelle-Calédonie – Série S – Novembre 2008

Mise en forme du sujet - Arnaud LEONARD – Lycée Français de Varsovie

 

Sujet : Quelle organisation de l'espace mondial les flux mettent-ils en évidence ?

 

Liste des documents :

 

Document n° 1 : ports, flux de marchandises et espaces touristiques.

Document n° 2 : les migrations en Asie orientale.

Document n° 3 : les investissements directs à l'étranger dans le monde .

Document n° 4 : le téléphone mobile en Afrique.

Document n° 5 : les grands ports mondiaux.

 

Première partie :

Analysez l'ensemble documentaire en répondant aux questions suivantes :

 

1. Recensez les types de flux qui apparaissent dans cet ensemble documentaire.

2. À partir des documents 1 et 3 nommez et caractérisez les pôles majeurs de l'espace mondial.

3. Quelle place le continent africain dans son ensemble tient-il dans la mondialisation ? Certains États d'Afrique font-ils exception ? (documents 1, 3 et 4)

4. Comment les flux traduisent-ils l'intégration croissante de la Chine dans la mondialisation ? (documents 1, 2, 3, et 5)

5. Quels types d'espaces la mondialisation privilégie-t-elle d'après les documents 1, 2 et 5 ?

 

Deuxième partie :

A l'aide des réponses aux questions, des informations contenues dans les documents et de vos connaissances, rédigez une réponse organisée au sujet :

« Quelle organisation de l'espace mondial les flux mettent-ils en évidence ? »

 

Document 1 :

Ports, flux de marchandises et espaces touristiques.

 

 

 

Document 2 :

Les migrations en Asie orientale.

 

 

 

Document 3 :

Les investissements directs à l'étranger dans le monde.

 

 

Document 4 :

Le téléphone mobile en Afrique.

 

Le temps où l'on disait de l'Afrique qu'elle comptait autant de lignes de téléphone que Manhattan ou Tokyo est révolu. Depuis 2000, le téléphone mobile, en Afrique croît de 39% par an. La quasi absence d'infrastructures de téléphonie fixe est une des raisons de cet essor. Le continent compte 6 lignes fixes pour 100 habitants contre 15 abonnés au mobile pour 100 habitants. Mais les disparités sont énormes d'un pays à l'autre. Ainsi, le taux de pénétration du mobile est de 15% en Egypte, contre 60% en Tunisie et 40% au Maroc ou encore en Algérie. En Afrique subsaharienne en revanche, ce taux est très bas : 3,4% au Burkina Faso, 4,5% au Mali et à peine 0,35% en Ethiopie, même si la croissance de cet outil de communication y est élevée...

Reste le problème de l'accès à l'intemet. Certes le Maroc ne connaît quasiment pas le bas débit et le Sénégal a lancé des offres triples services (internet, télévision et téléphone). Mais avec un taux de pénétration de l'ordinateur largement inférieur à 5% et une infrastructure balbutiante, de nombreux pays sont loin de pouvoir offrir ces services. L'ordinateur à moins de 100 dollars (78 euros) et le développement de la technologie Wimax (par ondes radio) peuvent être la réponse. Se posera alors le problème de l'insuffisance du niveau d'éducation dans certains pays ainsi que celui des contenus locaux, encore trop peu nombreux.

Nathalie BRAFMAN. Le Monde 18/05/2006.

 

 

Document 5 :

Les grands ports mondiaux.

 

En Asie, Singapour et Hongkong ont longtemps eu la fonction d'escales obligées à partir desquelles s'organisait l'acheminement des marchandises de la région. Mais avec l'essor de la Chine et sa fringale d'importations de toutes sortes (la France y livre notamment des céréales), les ports «poussent » à grande vitesse. Tianjin, Shenzen ou encore Dalian rivalisent avec Shanghaï et Hongkong, et, non loin, les nouvelles darses* en eau profonde de Jinshanzul, accessibles aux porte-conteneurs géants.

Mais justement, l'atout majeur de Shanghaï est son « hinterland », « ce port a le mérite d'offrir un débouché par voie d'eau, la navigation sur le Yang Tsé étant la plus importante de toute la Chine, et le barrage des Trois-Gorges va faciliter la navigation fluviale jusqu 'à Chongqing, véritable capitale de la Chine continentale », explique Danielle Auffray dans « La Politique maritime à l'heure mondiale » (L'Harmattan, 2004).

L'Europe, naturellement, profite du boom asiatique. Mais la concurrence entre ports européens est rude. Les ports français - Marseille, Dunkerque, Le Havre - ont du mal à résister au dynamisme de Hambourg, Rotterdam, Anvers, Zeebrugge au nord, Gênes ou Barcelone en Méditerranée. La clef de la réussite se trouve dans l'arrière-pays, selon qu'il est plus ou moins bien relié au port. Pour s'imposer, il faut non seulement des quais et des grues mais des voies ferrées, des canaux des fleuves et des autoroutes.

 

* bassin portuaire

François GROSRICHARD, Le Monde 11/01/2005.