ETUDE DE DOCUMENT(S) EN GEOGRAPHIE

 

DĠaprs le sujet donnŽ en Inde – TSTMG – Avril 2015

Mise en forme du sujet – Arnaud LEONARD – LycŽe Franais de Tananarive

 

SUJET DĠETUDE DU PROGRAMME Ç TRANSPORTS ET ROUTES MARITIMES È

 

Document 1. Routes maritimes et tensions dans le monde en 2011

 

 

Source : Tristan LECOQ (dir.), Enseigner la mer. Des espaces maritimes aux territoires de la mondialisation, SCEREN-CRDP de Rennes, 2013.

 

EVP = Žquivalent vingt pieds

 

 

Document 2. Lutte contre la piraterie maritime

 

La piraterie maritime concerne actuellement trois zones principales. Elle sŽvit au large de lĠAfrique (ˆ lĠouest, dans le golfe de GuinŽe et ˆ lĠest, au large de la Somalie), en Asie du Sud-est, notamment dans le golfe du Bengale, le dŽtroit de Malacca et la mer de Chine mŽridionale ainsi quĠau large de lĠAmŽrique centrale et du Sud. [É] Un rapport de la RAND Corporation (institution amŽricaine de recherche privŽe ˆ but non lucratif) estime le nombre dĠattaques et de tentatives dĠattaques ˆ 214 durant la pŽriode 1994-1999 et ˆ 2 458 entre les annŽes 2000 et 2008, ce qui souligne lĠaugmentation trs importante de ces pratiques au cours de la dernire dŽcennie.

Durant les dix dernires annŽes, 3 200 marins auraient ŽtŽ enlevŽs par des pirates parmi lesquels 500 blessŽs et 160 tuŽs. [É] SĠagissant de la zone du dŽtroit de Malacca, alors quĠelle constituait une menace pour le trafic maritime ˆ destination de lĠAsie du Sud-Est et des ƒtats-Unis (25 % du trafic maritime y transitant), la piraterie a pu tre jugulŽe par lĠimplication forte des ƒtats riverains (Malaisie, IndonŽsie et Singapour). Le dŽtroit de Malacca nĠest ainsi plus classŽ route maritime dangereuse par le Lloyds Register (sociŽtŽ de classification maritime britannique) depuis fin 2006. SĠagissant des zones dĠapproche de la Somalie, la piraterie y revt un caractre unique, liŽ notamment ˆ lĠimportance stratŽgique du golfe dĠAden pour les flux maritimes, en particulier ŽnergŽtiques, et aux modes opŽratoires spŽcifiques des pirates. Afin de faire face ˆ cette menace, diverses actions ont ŽtŽ mises en Ïuvre : lĠopŽration ATALANTA (sous lĠŽgide de lĠUnion europŽenne), lĠopŽration OCEAN SHIELD (forces navales OTAN), une coalition maritime de circonstance (la TF 151), dans le cadre des forces maritimes amŽricaines dans la zone Moyen-Orient et ocŽan Indien (USNAVCENT), ainsi que des actions menŽes par des forces navales de nombreux pays (Chine, Russie, Inde, Japon, IndonŽsie, Malaisie, Arabie Saoudite, YŽmen...).

Au sein dĠATALANTA, la France dŽploie un dispositif de plus de 250 hommes articulŽ autour dĠune frŽgate et dĠun avion de patrouille maritime, en plus des ŽlŽments franais prŽpositionnŽs. Elle assure en outre, dans un cadre national, la protection de la flottille de pche de thoniers senneurs1 au large des Seychelles avec des Žquipes de protection embarquŽes (EPE). Fin 2009, la France avait contribuŽ ˆ hauteur de 22 % dans lĠensemble des attaques dŽjouŽes par les moyens militaires.

 

Source : RŽponse du ministre de la DŽfense ˆ la question Žcrite nĦ 66103 de lĠAssemblŽe nationale, Journal officiel, 16 fŽvrier 2010

 

1 Thonier senneur : bateau pchant le thon en utilisant des filets.

 

Questions

1) Relevez les principaux passages stratŽgiques. (Document 1)

2) Expliquez pourquoi ces passages sont stratŽgiques. (Documents 1 et 2)

3) Quels risques menacent le trafic maritime et comment ont-ils ŽvoluŽ ? (Document 1 et document 2)

4) Quelles dispositions sont prises pour faire face ˆ ces risques ? (Document 2)

5) Dans quelle mesure les routes maritimes refltent-elles le processus de mondialisation ? (Documents 1 et 2)