CORRIGE DU SUJET D’EXPLICATION D’UN DOCUMENT D’HISTOIRE

 

Mise en forme - Arnaud LEONARD – Lycée Français de Varsovie

 

 

Ces éléments nationaux de correction n'ont qu'une valeur indicative. Ils peuvent être complétés par ceux de la commission académique d’harmonisation et ne peuvent en aucun cas engager la responsabilité des autorités académiques, chaque jury est souverain.

 

Le candidat répond à des questions. Il doit manifester une compréhension générale du document et faire preuve de sa capacité à identifier des informations et à les éclairer à partir de ses connaissances personnelles.

Comme le prévoit la définition de l'épreuve, le candidat ne répond qu'aux questions posées. L'ensemble de ces réponses ne comporte pas de limite de volume afin de ne pas brider le candidat ayant une réflexion approfondie et des connaissances pertinentes par rapport aux questions. Toutefois le temps limité dont il dispose doit l'inciter à fournir des réponses concises.

 

Le correcteur évalue :

- la compréhension globale du document ;

- la capacité du candidat à identifier des informations et à les éclairer par ses connaissances personnelles ;

- la concision et la rigueur des réponses ;

- la maîtrise de l'expression écrite.

 

Sujet : La conférence de Belgrade (septembre 1961)

 

 

La (les) partie(s) du programme concernée(s) par le sujet :

Pour les séries ES et L, ce texte s'inscrit dans la première partie du programme, « Le monde de 1945 à nos jours » et plus précisément de ses points 2 et 3 : « Les grands modèles idéologiques et la confrontation Est-Ouest jusqu'aux années 1970 » et « Le Tiers Monde : indépendances, contestation de l'ordre mondial, diversification ».

 

Question 1 :

Expliquez la phrase soulignée.

La phrase soulignée fait référence au Tiers-monde, limité dans !e texte à l'Asie et à l'Afrique, c'est-à-dire aux deux continents encore colonisés jusqu'en 1945 et qui sont engagés depuis dans le processus de décolonisation. En 1961, la décolonisation est récente pour la plupart des États d'Asie et d'Afrique et n'est pas encore totalement achevée. Les mémoires de la colonisation sont encore très vives.

 

Question 2 :

À  quelle   situation   du   monde  Tito  fait-il   allusion  quand   il  évoque « l'exclusivisme des blocs » ?

Cette citation fait référence au monde de la Guerre froide : une bipolarisation autour des deux superpuissances dominantes laissant peu de marge de manœuvre aux États alignés, deux blocs opposés qui semblent prêts à s'affronter.

 

Question 3 :

Rappelez les principes de  la conférence de  Bandung évoqués  par l'auteur au début de son allocution.

La conférence afro-asiatique de Bandung se tient en 1955 en Indonésie. La conférence de Bandung adopte un certain nombre de principes, notamment la nécessité d'assurer le développement économique, la condamnation du colonialisme, le droit des peuples à l'autodétermination. Elle est ainsi considérée comme « l'émergence du Tiers-monde ». Pourtant les participants n'arrivent pas à se mettre d'accord sur l'attitude à adopter par rapport aux deux Grands.

 

Question 4 :

Pourquoi  cette  conférence de  « non-engagés » est-elle organisée en Yougoslavie, démocratie populaire ?

La Yougoslavie est certes une démocratie populaire, mais elle n'appartient pas au bloc soviétique depuis la rupture de Tito avec l'URSS de Staline en 1948. L'originalité de sa position par rapport aux blocs est réelle : elle n'est ni à l'Ouest, ni à l'Est mais est tout de même socialiste. A ce titre, elle peut apparaître comme symbolique du non-alignement.

 

Question 5 :

Quel est l'objectif de la conférence de Belgrade ? A-t-il été atteint ?

Mettre sur pied un mouvement des « non-alignés » qui rejette toute alliance avec les grandes puissances : le neutralisme.

Mais beaucoup de pays présents à Belgrade restent proches des grandes puissances pour leur développement économique (États africains francophones) ou leur protection militaire (Cuba, Egypte), ou la crainte d'une extension du communisme (Amérique latine, Asie du Sud-Est).