CORRIGE DU SUJET D’EXPLICATION D’UN DOCUMENT D’HISTOIRE

 

Mise en forme - Arnaud LEONARD – Lycée Français de Varsovie

 

 

Ces éléments nationaux de correction n'ont qu'une valeur indicative. Ils peuvent être complétés par ceux de la commission académique d’harmonisation et ne peuvent en aucun cas engager la responsabilité des autorités académiques, chaque jury est souverain.

 

Le candidat répond à des questions. Il doit manifester une compréhension générale du document et faire preuve de sa capacité à identifier des informations et à les éclairer à partir de ses connaissances personnelles.

Comme le prévoit la définition de l'épreuve, le candidat ne répond qu'aux questions posées. L'ensemble de ces réponses ne comporte pas de limite de volume afin de ne pas brider le candidat ayant une réflexion approfondie et des connaissances pertinentes par rapport aux questions. Toutefois le temps limité dont il dispose doit l'inciter à fournir des réponses concises.

 

Le correcteur évalue :

- la compréhension globale du document ;

- la capacité du candidat à identifier des informations et à les éclairer par ses connaissances personnelles ;

- la concision et la rigueur des réponses ;

- la maîtrise de l'expression écrite.

 

Sujet : « Un nouvel ordre mondial ? »

 

 

La (les) partie(s) du programme concernée(s) par le sujet :

Le document relève de la première partie du programme d'histoire des séries L et ES, « Le monde de 1945 à nos jours », et plus particulièrement du thème « À la recherche d'un nouvel ordre mondial depuis les années 1970 ».

 

Question 1 :

1. L'auteur est président en exercice des États-Unis, élu en novembre 1988. En août 1990, les troupes de Saddam Hussein ont envahi le Koweït. Une coalition dirigée par les États-Unis sous l'égide de l'ONU intervient au début de l'année 1991 pour expulser du Koweït les troupes irakiennes. Le discours de Georges Bush intervient à la fin de l'opération « Tempête du Désert » (l'usage de l'expression sera à valoriser).

 

Question 2 :

2. Le contexte global est celui de la fin de la guerre froide car les événements sont contemporains de la sortie du communisme en Europe centrale et orientale avec, notamment, la réunification allemande (octobre 1990). Les événements s'accélèrent pendant l'année 1991 : dissolution du pacte de Varsovie, création de la CEI et disparition de l'URSS en décembre 1991. Tous ces événements ne sont pas exigibles des candidats, mais on valorisera les copies qui souligneront, à l'aide d'un ou deux exemples, la concomitance entre la première guerre du Golfe et la fin de la guerre froide marquée par l'effacement de l'URSS sur la scène internationale.

 

Question 3 :

3. Georges Bush fixe quatre objectifs pour la politique américaine au Moyen-Orient :

- La signature d'accords de sécurité mutuelle ; celle-ci pourrait concerner le Koweït et l'Irak ou encore l'Irak et l'Iran car les deux pays ont été en guerre pendant les années 1980.

- La volonté de Saddam Hussein de doter son pays d'armes de destruction massive (chimiques, bactériologiques ou nucléaires) fait craindre leur prolifération. On valorisera la copie qui évoquera le traité de non-prolifération nucléaire qui tend à réserver le monopole nucléaire aux Grands.

- Une attention particulière est portée à la situation d'Israël au milieu du monde arabe. George Bush voit un espoir dans le fait que Israël s'est trouvé aux côtés des Saoudiens et des Syriens dans la coalition anti-irakienne. Il veut y voir une ouverture vers des négociations pour régler le problème palestinien. On valorisera les copies qui évoqueront la conférence de Madrid ouverte en octobre 1991, première étape du «processus de paix» aboutissant aux accords de Washington.

- Enfin, la volonté d'assurer le développement comme facteur de paix et de progrès n'est pas sans rappeler le plan Marshall.

 

Question 4 :

4. Georges Bush définit le « nouvel ordre mondial » comme le mode d'organisation et de fonctionnement d'un monde contrôlé par l'ONU et fondé sur les droits de l'homme et la liberté. On valorisera les copies qui sauront mettre en évidence le poids que George Bush confère à l'ONU.