CORRIGE DU SUJET D’ETUDE D’UN ENSEMBLE DOCUMENTAIRE

 

Mise en forme - Arnaud LEONARD – Lycée Français de Varsovie

 

 

Ces éléments nationaux de correction n'ont qu'une valeur indicative. Ils peuvent être complétés par ceux de la commission académique d’harmonisation et ne peuvent en aucun cas engager la responsabilité des autorités académiques, chaque jury est souverain.

 

L'étude d'un ensemble documentaire doit permettre au candidat de faire preuve de sa capacité à construire une réflexion cohérente en réponse au sujet posé, à partir d'un ensemble de documents et de ses connaissances.

Pour la première partie, le candidat répond à des questions, cinq au maximum. C'est un exercice à part entière qui aide le candidat à analyser l'ensemble documentaire. Les questions n'appellent pas, généralement, de réponses très longues. On attend que ces réponses soient concises, qu'elles comportent les notions, les faits et les informations nécessaires et qu'elles soient rigoureusement rédigées.

Pour la deuxième partie, le candidat utilise les différentes formes d'information à sa disposition (réponses aux questions, autres informations contenues dans l'ensemble documentaire, connaissances personnelles). Il rédige une réponse organisée distinguant dans des paragraphes différents les grandes idées répondant au sujet. Cette réponse organisée comprend une ou deux phrases introductives et une ou deux phrases conclusives. Cette rédaction ne comporte pas de limite de volume. Mais il est à conseiller aux candidats de ne pas consacrer un temps excessif à l'ensemble de l'exercice qui est prévu pour être réalisé en 2 h 30 à 3 h.

 

Le correcteur évalue :

- la capacité à répondre avec exactitude et concision aux questions posées en faisant preuve d'esprit critique;

- la capacité à répondre à la problématique du sujet en une réflexion organisée, associant les connaissances personnelles et les informations prélevées dans les documents composant l'ensemble documentaire; on sanctionnera à cet égard la seule reprise des informations des documents, ou, a contrario, le simple récit du cours ignorant l'exploitation des documents;

- l'aptitude à lire et à interpréter un ensemble documentaire, à identifier, croiser, hiérarchiser, contextualiser, les informations prélevées dans les divers documents;

-la maîtrise de l'expression écrite.

 

Bien que la notation soit globale et exclue l'élaboration d'un barème détaillé, chacune des deux productions (réponse aux questions et rédaction d'une réponse au sujet), de nature fort différente, doit être prise en compte dans l'évaluation (on peut conseiller au correcteur de considérer que la réponse aux questions compte pour 40% environ dans l'appréciation d'ensemble de l'exercice et que la réponse rédigée au sujet intervient environ pour les 60% restant).

 

Sujet : Quels sont les espaces moteurs de la mondialisation ?

 

 

La (les) partie(s) du programme concernée(s) par le sujet :

Le sujet porte sur la première partie du programme en S, Les centres d’impulsion et les inégalités de développement, pour 5 ou 6 heures de cours conseillées. Le candidat peut aussi puiser des références dans la deuxième partie du programme qui amène à traiter les trois grandes aires de puissance.

 

La problématique :

Le sujet invite à identifier et caractériser les lieux de la mondialisation qui, à différentes échelles, concentrent les activités de commandement et d’innovation et vers lesquels convergent les flux.

 

Les questions :

Chaque réponse de la première partie doit faire référence aux documents sous une forme ou une autre.

 

1. Nommez les trois centres d’impulsion majeurs de l’économie mondiale et dégagez leurs principales caractéristiques (documents 1 et 2).

Les trois centres d’impulsion ou Triade sont l’Amérique du Nord ou la façade Nord-est de ce continent ; l’Union européenne ou la mégalopole européenne ; le Japon ou la mégalopole japonaise. On valorisera dans la définition des trois centres d’impulsion les copies qui proposent dans leur réponse une même échelle ainsi que celles qui se montreront critiques en particulier sur l’implication du Mexique dans le pôle Amérique du Nord (document 1). Ils assurent l’essentiel du commerce mondial, échangent surtout entre eux, et concentrent les principales places boursières. Ces trois pôles concentrent les métropoles mondiales qui jouent un rôle prépondérant (document 2).

 

2. D’après les documents 1, 2 et 4, quelle est l’importance du pôle européen ?

* Premier pôle commercial mais avec un commerce intra zone dominant.

* La plus importante concentration en nombre de places boursières. On attend des copies qu’elles traduisent une bonne prise en compte du document 4 : une ville japonaise qui cherche à attirer des entreprises européennes.

 

3. Précisez les fonctions des grandes métropoles (documents 2, 3, 4 et 5). Quelles fonctions font de New York une « ville-monde » ?

* Les fonctions des grandes métropoles : commandement économique (financier, commercial) par la présence des sièges sociaux des grandes entreprises, d’un tertiaire de haut niveau à leur service, de la recherche ; commandement politique, culturel et artistique, ainsi que la fonction d’innovation et de création.

* New York est une « ville-monde » parce qu’elle est le siège de la principale organisation internationale (O.N.U.), des deux principales bourses mondiales, des grandes firmes transnationales et parce qu’elle dispose d’infrastructures de communication la mettant en relation avec le reste du monde. On pénalisera les copies qui présentent NY comme capitale des E.U. et qui oublient, dans la définition de la ville-monde, les aspects politiques et culturels.

 

A pénaliser les copies qui se répètent dans les réponses 3 et 4.

 

4. Identifiez les relations que les grandes métropoles entretiennent entre elles (documents 2, 3, 4 et 5).

Des relations financières (le « circuit financier mondial »), des relations commerciales et des flux de voyageurs (l’importance des infrastructures de transports), des implantations de firmes étrangères (par exempte des firmes françaises à New York).

 

On valorisera les copies qui définissent les types de flux visibles et invisibles, et qui présentent les métropoles comme fonctionnant en réseau ou en « archipel mondial ».

 

5. Comment se manifeste, dans le paysage, la puissance économique de Singapour (document 5) ?

* Par l’étendue des installations portuaires pour conteneurs.

* Par l’importance de son CBD en arrière plan, symbole de puissance. On pénalisera les copies qui s’arrêtent à la description et qui oublient l’analyse ou se contentent de recopier la note. On valorisera les copies qui ajoutent les notions de rupture de charge, de paysage standardisé, de littoral aménagé.

 

La réponse organisée au sujet :

Les réponses aux questions de la première partie, les différentes échelles des documents et leurs connaissances doivent permettre aux candidats de dégager les éléments de réponse suivants :

-  Les trois principaux centres d’impulsion sont les moteurs de la mondialisation : ils se partagent la domination de l’économie mondiale (production, échanges commerciaux, flux financiers) et sont les pays d’origine des principales firmes transnationales.

-  A l’intérieur de ces trois pôles, les métropoles mondiales (européennes, japonaises et nord-américaines, ainsi que les métropoles de l’Asie orientale) jouent un rôle économique (nœuds de communication, sièges des principales bourses, des FTN), politique et culturel prépondérant. Par leurs relations, elles constituent un « archipel mégalopolitain mondial » avec un paysage urbain typique.

-  Beaucoup d’entre elles sont localisées sur les principales façades maritimes.

 

On pénalisera l’absence de plan et les copies qui ne reprendraient qu’une lecture linaire des documents sans apport de connaissances.

 

Eléments valorisables :

On valorisera les copies qui privilégient une approche multiscalaire et qui caractérisent les différents pôles de la Triade (un pôle asiatique qui s’étend (Shanghaï, Singapour), importance des hinterlands européen et américain, et des mégalopoles), rôle des FTN et de leurs stratégies.