EXPLICATION D’UN DOCUMENT D’HISTOIRE

 

D’après le sujet donné aux Antilles-Guyane, juin 2001

Mise en forme du sujet - Arnaud LEONARD – Lycée Français de Varsovie

 

 

Discours d’investiture de G. Bush, 20 janvier 1989.

 

« Mon premier geste de Président sera une prière : “ Père Tout-Puissant (…) grave en nos coeurs ces paroles : Que le pouvoir serve à venir en aide à autrui. Car (…) il n'existe qu'un seul emploi juste du pouvoir, et c'est de servir le peuple. Aide nous à nous en souvenir toujours. Amen ”.

Nous savons ce qui réussit : la liberté réussit. Nous savons ce qui est juste. La liberté est juste. Nous savons comment assurer à l'homme plus de justice et de prospérité : grâce au libre-échange, à la liberté de pensée, aux élections libres et au libre exercice de la volonté, sans entraves imposées par l'Etat...

L'Amérique est aujourd'hui une Nation fière et libre, honnête, aimable, un pays qui force notre amour. (…). Mais avons-nous changé, en tant que Nation, au cours des dernières décennies ? Nous laissons-nous séduire par les biens matériels et sommes-nous moins sensibles à ces nobles valeurs que sont le travail et le sacrifice ?

Nous ne pouvons pas former pour unique voeu de laisser à nos enfants une voiture plus grande et un compte en banque plus fourni. Nous devons former le voeu de leur faire comprendre ce qu'est un ami loyal, un parent aimant, un citoyen qui oeuvre à l'amélioration de son foyer, de sa ville. (…)

L’Amérique n'est jamais pleinement elle-même que lorsqu'elle poursuit un grand dessein moral. Nous, peuple des Etats-Unis, avons aujourd'hui un tel objectif : donner au pays un visage plus humain, au monde une physionomie plus douce.

Mes amis, nous avons du travail devant nous. Il y a les sans-abri, perdus et errants. Il y a les enfants qui n'ont rien, ni amour, ni vie normale. Il y a ceux qui ne parviennent pas à se libérer de toutes sortes d'asservissement : la drogue, l'assistance publique, le désespoir qui règne dans les quartiers déshérités. Il faut vaincre la criminalité, et surtout la violence urbaine. (…)

La vieille solution, l'ancienne méthode était de penser que les fonds publics permettraient à eux seuls de régler ces problèmes. Mais nous avons appris qu'il n'en est rien. Et, de toutes façons, nos ressources financières sont faibles. Il nous faut réduire le déficit national. Notre volonté est plus grande que notre portefeuille, mais c'est de volonté que nous avons besoin. (…)

Merci. Que Dieu vous bénisse, vous et les Etats-Unis d'Amérique.

 

Questions :

 

1. Présenter le document en rappelant ce qu’est un discours d’inauguration ainsi que le mode d’élection présidentiel.

2. Quelles sont les grandes valeurs américaines que l’on retrouve dans ce texte ?

3. Quels sont les problèmes de la société américaine que soulève ce texte ?

4. Quels sont les principes et les propositions de l’auteur pour les résoudre ?