CORRIGE DU SUJET D’EXPLICATION D’UN DOCUMENT D’HISTOIRE

 

Mise en forme - Arnaud LEONARD – Lycée Français de Varsovie

 

 

Ces éléments nationaux de correction n'ont qu'une valeur indicative. Ils peuvent être complétés par ceux de la commission académique d’harmonisation et ne peuvent en aucun cas engager la responsabilité des autorités académiques, chaque jury est souverain.

 

Le candidat répond à des questions. Il doit manifester une compréhension générale du document et faire preuve de sa capacité à identifier des informations et à les éclairer à partir de ses connaissances personnelles.

Comme le prévoit la définition de l'épreuve, le candidat ne répond qu'aux questions posées. L'ensemble de ces réponses ne comporte pas de limite de volume afin de ne pas brider le candidat ayant une réflexion approfondie et des connaissances pertinentes par rapport aux questions. Toutefois le temps limité dont il dispose doit l'inciter à fournir des réponses concises.

 

Le correcteur évalue :

- la compréhension globale du document ;

- la capacité du candidat à identifier des informations et à les éclairer par ses connaissances personnelles ;

- la concision et la rigueur des réponses ;

- la maîtrise de l'expression écrite.

 

Sujet : Editorial du journal Le Monde du 27 novembre 1947.

 

 

La (les) partie(s) du programme concernée(s) par le sujet :

On rappellera ici que le programme proposé à la série S insiste sur les lignes de force de /a politique internationale marquée par l'affrontement de deux systèmes. On n'entre pas dans le détail des multiples crises qui ont marqué cette confrontation.

 

Question 1 :

1. Le document est un article extrait du Monde dont les élèves connaissent le caractère. 1947 est l'année retenue comme celle du début de la constitution des blocs et de la Guerre froide à laquelle ils se livrent. On ne peut attendre des candidats qu'ils connaissent l'auteur de l'article, Hubert Beuve-Méry.

 

Question 2 :

2. Le thème de la « peur » réciproque, développé ici, peut être expliqué à partir des éléments suivants :

- Les États-Unis constatent à la fois la puissance militaire de l'URSS au sortir de la guerre, et sa poussée vers l'Ouest : les Soviétiques restent en place derrière le « rideau de fer ». Le prestige de l'URSS, est aussi très grand. La « doctrine Truman » exprime cette « peur » des Etats-Unis, en 1947.

- L'URSS peut, elle aussi, constater le maintien des États-Unis en Europe occidentale. Les États-Unis disposent également du monopole de l'arme nucléaire, à cette date. 1947 est aussi l'année du lancement du plan Marshall par les États-Unis.

 

Question 3 :

3. L'Europe vit difficilement les lendemains du second conflit mondial. Pas de véritable règlement politique. La fracture se radicalise entre l'est et l'ouest : des pays sous influence soviétique (donner des exemples), qui refusent le plan Marshall, des pays sous influence américaine (exemples) qui l'acceptent.

La constitution des alliances formelles, OTAN et Pacte de Varsovie, qui concrétise la perspective envisagée ici par H. Beuve-Méry, est postérieure ; son évocation n'est pas exigible, mais on valorisera les candidats qui la mentionneraient.

Conformément au programme de la série S, on ne demande donc pas aux candidats, à travers l'étude de ce document, d'exposer en détail la situation des États européens en 1947 : c'est ainsi, par exemple, que la connaissance de la guerre civile en Grèce ou de l'éviction des communistes des gouvernements français ou italien ne peut être attendue. C'est la compréhension du contexte général dans lequel se fige la fracture entre l'est et l'ouest, en Europe que l'on doit pouvoir constater à travers les réponses, ainsi que la capacité des candidats à comprendre un document de cette nature.